Vendredi 21 octobre 2011
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15:28
Aujourd'hui, je reviens sur Overblog pour la première fois depuis un petit bout de temps déjà
... Un temps même assez long pour que l'interface ait eu le temps de changer complètement sans que je ne m'en aperçoive. Ce post est peut-être le dernier, je ne suis pas vraiment sûre de la
suite. Les raisons de cette longue absence sont diverses. J'ai repris les cours, cette fois arrivée à la fac ; d'autre part mes repères ont été un peu chamboulés ces derniers temps ... Voici
quelques explications.
Je n'ai pas cessé d'écrire durant ces deux petits mois, car je ne peux jamais vivre bien
longtemps sans céder à l'appel du stylo ou du clavier. J'ai beaucoup réfléchi, et surtout, je me suis consacrée à quelques autres projets d'écriture. J'ai poursuivi l'écriture d'une troisième
longue histoire et croqué quelques autres idées sérieuses qui me trottaient en tête depuis un bout de temps déjà. L'inspiration ne me manque pas, et même est peut-être un peu trop présente ; je
suis parfois un peu perdue parmi toutes ces idées qui même claires, ont tendance à devenir un fatras. Publier ce que j'écris est quelque chose qui me plaît et que je trouve enrichissant, grâce
aux commentaires laissés par certains visiteurs dont l'avis est toujours intéressant. Mais depuis la rentrée, je ne sais plus vraiment quoi poster. Publier certains de mes récits est une idée qui
m'est venue mais je ne suis pas sûre de la manière dont je dois m'y prendre ... J'ai cherché une idée "originale" pour démarrer quelque chose de neuf, mais je ne parviens pas à me fixer. Ce post
sera sans doute le dernier sur ce blog, qui laissera peut-être -qui sait ?- place à un autre dans un futur proche. Je ne sais pas encore ce que je vais faire de tout ce que j'écris en ce moment.
Pour l'instant, le mot de la fin sera un merci, à tous ceux qui ont lu et pris le temps de commenter ce que j'ai écrit ; et tout particulièrement Cecyle qui a été très présente au fil de mes
billets. A bientôt peut-être, et surtout, continuez d'écrire !
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Par Kate Pepper
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Publié dans : Divers
Dimanche 21 août 2011
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15:36
De loin,
quelques aigrettes reliées par des épingles ?
De près,
quand d'amour l'aigreur se montre pingre ...
Mieux vaut parfois s'étendre sur un lit de punaises
auquel on a posé de solides pieds.
Loin des sensations,
infimes étincelles sur du petit bois ?
Près de notre tête,
quand ce qui n'était rien s'enracine alors ...
Plutôt savoir avec décence, ou ignorer une absence
dont notre coeur averti se fend.
La mort ne fait pas mal quand on l'ignore.
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Par Kate Pepper
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Publié dans : Paroles en vers
Dimanche 14 août 2011
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07:48
[ De retour après une longue absence
pendant laquelle j'écrivais toujours mais ailleurs ... Je vais essayer de me rattraper et de publier plus cette semaine ! ]
Que les gens ne pensent plus qu'à consommer,
ça ce n'est pas une nouvelle, cela fait cinquante ans que ça dure et que ça s'amplifie. Mais ce qui me frappe le plus aujourd'hui, c'est l'information dont on se sert pour nous matraquer sans
cesse. Nombreux sont les gens autour de moi qui ne peuvent plus se passer du journal télévisé sous peine d'être dans un état que j'oserai qualifier de second ; nombreux sont ceux qui non-contents
de regarder le JT du midi et celui de soir, regardent ceux de plusieurs chaînes différentes, à la suite. Alors on dit qu'"il faut s'informer de ce qui se passe dans le monde !", "se tenir au
courant !"...
Mais non, je refuse de croire ceux qui me disent s'informer.
"S'informer" n'est-il pas un verbe pronominal, qui suppose que nous sommes l'auteur de l'action ? Or, la plupart de ces gens subissent -volontairement- l'information. A longueur de journée, ils
se contentent d'ouvrir les oreilles et de laisser leur crâne être rempli par une masse informe faite de tout et rien. Alors ils sont incollables sur l'actualité, mais à mes yeux, ils n'en savent
pas plus sur le monde qui les entoure. On reconnaît ses gens à leur capacité de se contredire eux-mêmes au cours d'une conversation sur un sujet d'actualité ; après avoir bien absorbé ce qu'une
télé leur a balancé toute la journée durant, ils récitent leur petite leçon à la manière d'élèves zélés. Mais demandez-leur de discuter ces informations, et ils vous répondent qu'ils ne sont pas
là pour se prendre la tête ; au mieux, certains vous répéteront ce que d'autres -des spécialistes invités sur des plateaux télés- en ont dit.
Peut-on prétendre connaître un livre en en ayant simplement entendu le résumé,
de la bouche d'un autre lecteur ? Alors nous ne pouvons pas non plus prétendre s'informer en se contentant de mémoriser tout ce qu'on nous raconte sans jamais y réfléchir ou le remettre en
question. S'informer, ce n'est pas être informé 24h/24 et 7j/7 en se complaisant dans l'état d'oie qu'on gave, comme un simple spectateur ; s'informer, c'est aller chercher l'information,
l'écouter attentivement et essayer de la comprendre puis de la discuter. Il serait temps que l'on se rende compte que les trois-quarts de ce qu'on nous rapporte sont d'une insipidité sans borne.
Il serait temps, mais n'est-ce pas déjà trop tard ?
[ Photos d'Andreas Gursky ]
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Par Kate Pepper
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Publié dans : Pensées
Mardi 2 août 2011
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17:32
La fée des mains peut-elle suffire
la fée du coeur peut-elle suffire
face à une fée verte s'offrant à un Rimbaud perdu ?
Entre deux têtes pleines de trous,
l'une se fait éponge quand l'autre reste passoire.
Une âme blessée doit-elle choisir
entre panser ses plaies suintantes
et sécher ses lettres comme ses larmes ?
Plonger sa tête dans un ventre de flammes
pour irriguer ces terres asséchées
qui quelques horloges maintenant décaties plus tôt
offrait nos idées à la lumière blanche d'un berceau ;
la beauté vive du désespoir survit-elle à la douceur ?
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Par Kate Pepper
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Publié dans : Paroles en vers
Mardi 26 juillet 2011
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15:29
Je viens tout
juste d'en finir avec le lycée. Fini de ces années qui suivent celles passées au collège et nous mentent en nous promettant plus de maturité. J'ai haï le collège et je me disais, prête à entrer
au lycée, que les gens y seraient au moins plus matures, et je l'espérais, moins cons. Que nenni ! Au fil des ans, la connerie n'a jamais perdu de son prestige et les cons n'ont jamais vu leur
réputation s'entacher de la moindre critique ouvertement proférée. Tous simplement, peut-être, parce qu'ils seront de manière tout à fait illogique à première vue, admirés. Je prends come exemple
mon expérience personnelle mais bien sûr, cela se passe à peu près de la même manière dix ans plus tard. Mais pourquoi les gens immatures, mauvais avec les autres, dotés d'une grande gueule dont
rien ne sort hormis du vent, sont si appréciés ?
A première vue, c'est tout à fait incohérent. Tous jubilent en disant
"mort aux cons !", et une fois devant eux, beaucoup restent béat d'admiration voire d'envie, car ces derniers sont souvent les personnes dont se prétendre l'ami s'avère être une clé vers la
popularité et donc, souvent, la paix. Au fond, je ne pense pas qu'ils soient vraiment aimés de tous ceux qui le prétendent, mais enviés, cela me paraît vrai au fond. Après tout, ne dire
que des mots qui ne seront jamais source de controverses, nous protège de l'engagement et des potentiels désaccords sérieux qui vont avec ; se croire puissant alors qu'on ne l'est pas, donne
l'illusion qu'avec un peu de foi tout est possible ; être mauvais avec ceux qu'on sous-estime conforte dans ce sentiment de puissance et ceux qui admirent le salaud espèrent ainsi ne pas faire
eux-même partie de ses têtes-de-turc. Les cons ont cela de particulier que la plupart des gens sont convaincus qu'ils ne réfléchissent jamais à ce qu'ils font, et l'absence de réflexion
signifiant absence de questions, de tourments, on s'illusionne en se disant qu'ils ont finalement vraiment de la chance. On s'illusionne ... Parce qu'au fond, si on croit cela, c'est
aussi pour se rassurer sur nous-même ; "Ok, il est méchant mais il ne s'en rend pas compte, il ne le fait pas exprès ...", ou comment une simple phrase disculpe en faisant croire que
non," nous ne sommes pas comme ça", nous ne léchons pas les bottes d'une pourriture, juste celles d'un gars ou d'une fille un peu immature et pas tout à fait conscience du mal
qu'elle fait. On les admire, on les excuse pour s'assurer une place au soleil qui ne sera finalement pas la nôtre. Entre la responsabilité et l'opportunisme, pour trop d'entre nous le choix est
vite fait.
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Par Kate Pepper
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Publié dans : Pensées